Le GICA , Groupement des Industries des Conserves Alimentaires, en partenariat avec INP, Institut National du Patrimoine, et le PAMPAT , Projet d’Accès aux Marchés des Produits Agroalimentaires et de Terroir financé par SECO et mis en œuvre par l’ONUDI, a officiellement déposé mercredi 14 octobre 2020, le dossier de candidature de la harissa tunisienne, savoirs, savoir-faire et pratiques culinaires et sociales auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), en vue de son inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel et ce pour valoriser le patrimoine culturel comme étant une composante de l’identité nationale. Le dossier sera examiné par le Comité du Secrèterait de la convention de 2003, lors de sa dix-septième session en novembre ou décembre 2022.

L’objectif est de faire reconnaitre La Harissa comme une sauce incontournable de la gastronomie tunisienne, et ainsi en contrôler la production industrielle pour interdire l’appellation « Harissa » pour les sauces de mauvaise qualité. 

Il est à noter que La Harissa, la recette authentique traditionnelle à base de piments rouges, ail, sel, carvi et coriandre, a des origines très anciennes en Tunisie. Depuis le XVIIe siècle, lorsque les premiers piments ont été cultivés sur la péninsule du Cap Bon, la recette de La Harissa s’est transmise de génération en génération. Même les petites entreprises familiales qui produisent de La Harissa depuis la première moitié du vingtième siècle sont restées fidèles à la recette traditionnelle.

Cet ingrédient, qui est le produit de terroir tunisien par excellence, libère sa saveur lorsqu’il est mélangé à de l’huile d’olive. La Harissa aussi relève le gout des soupes, des pâtes, des grillades, ou encore des sandwichs et se maries très bien avec une multitude d’autre ingrédients de la cuisine internationale.

L’inscription de La Harissa au patrimoine de l’UNESCO pourrait imposer la Tunisie comme le leader mondial de La Harissa.

 

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